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Architecture et histoire en Aquitaine: Bordeaux à travers trois siècles

Arc! (un organisme culturel norvégien) a visité la ville française de Bordeaux et vous offre ici une présentation exhaustive de son architecture, depuis les environs de 1600 jusqu’à la première guerre mondiale. La période classique de la ville se situe aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette ville a conservé plus de 5000 bâtiments du XVIIIe siècle, l’époque de sa splendeur. A partir du XIXe siècle il y en a beaucoup plus. Le début du XIXe est marqué par le style Empire cependant le classicisme est toujours prévalent. Dès la fin de ce siècle l’Art nouveau fait son entrée, à Bordeaux également. A ce moment-là prévaut un style empreint d’éclectisme classique et l’on remarque souvent une expression de la fin du rococo. La ville subit aussi l’influence de Glasgow et de Vienne aussi bien que de Bruxelles ou de Paris.

Bordeaux au XVIIe siècle:A commencement des années 1600 Bordeaux était au début de sa période de croissance, considérée comme sa « période classique ». L’architecture de cette époque avec ses formes convexes et concaves appartient au style baroque.

Bordeaux au XVIIIe siècle: Après une croissance modérée au XVIIe siècle Bordeaux entra dans son âge d’or au cours du XVIIIe siècle. La ville se développa très rapidement et de grands bâtiments tout neufs furent exécutés. On créa le parc du Jardin Public et la ville ancienne du Moyen-Age dut aussi reculer pour permettre la création de grandes rues et de places. Le style baroque et les décors rococo marquèrent le nouveau Bordeaux et le classicisme devient à la mode dans la seconde moitié de ce siècle.

Bordeaux au XIXe siècle: Les plans d’agrandissements du XVIIIe siècle se terminèrent au profit de l’établissement d’institutions qu’une ville bien établie et florissante se doit de posséder. Les dernières fortifications et murs de la ville tombèrent et furent remplacés par un boulevard à la mode avec une architecture d’un néomantisme éclectique. Les constructions autour du noyau de la ville prirent très rapidement de l’expansion.

Bordeaux en Fin de Siècle et à la Belle Epoque: Entre 1890 et 1914 de grands changements survinrent dans l’architecture. Autour de 1890 le rococo et le baroque revinrent à la mode à Bordeaux et dès 1893 une nouvelle tendance, l’Art nouveau, commença à s’imposer. On considère alors généralement ce style comme une variante du rococo, mais après 1900 il éclate en différentes variantes inspirées de Paris, Glasgow, Bruxelles ou Vienne.

 

Les Bastidesen Périgord

Le terme « bastide » désigne les villes nouvelles fondées pour le compte du roi de France ou d’Angleterre

au cours des XIIIe et XIVe siècles.

Ce mot, issu du latin médiéval et de l’occitan bastida, suggère l’idée de construction. Même si son sens a varié au cours des siècles — pour désigner à l’origine des constructions provisoires en bois — sa signification la plus importante est celle qu’on lui a attribuée au Moyen-Âge, à partir de 1220. Dès cette époque, on trouve en effet dans les actes officiels la mention bastidaseu villa nova (bastide ou village neuf) et bastidasivepopulationes (bastide ou centre de peuplement).

Cette appellation désignait un nouveau type de villages. Ces agglomérations sont en effet “nouvelles”, puisqu’elles sont édifiées selon une nouvelle conception de la ville qui marque la rupture avec la cité médiévale organisée autour d’un château, d’une abbaye ou d’une église. Un véritable phénomène d’urbanisation était né qui préfigurait l’habitat rural actuel.

En Périgord, vingt-cinq bastides environ furent créées, mais seulement dix-huit arrivèrent à maturité. Elles ont été édifiées entre la Guerre des Albigeois et celle de Cent ans, soit dans un laps de temps relativement bref, une soixante d’années environ, de 1250 à 1316. 1250 pour Villefranche-du-Périgord, et 1316 pour Saint-Barthélémy. Quelques tentatives plus tardives avortèrent, comme celles de Beaulieu et Pépicou. Elles occupent principalement le sud du département, en raison de la proximité de l’Agenais devenu théâtre de rivalités franco-anglaises. En effet, les seigneurs locaux avaient bien des difficultés à affirmer leur autorité, entre le roi d’Angleterre devenu duc d’Aquitaine et le roi de France qui voulait étendre son influence.

Beaumont-du-Périgord bastide anglaise
Beauregard-et-Bassac bastide anglaise
Bénévent bastide comtale
Domme bastide française
Eymet bastide française
Fonroque bastide anglaise
Lalinde bastide anglaise
Molières bastide anglaise
Monestier bastide anglaise
Monpazier bastide anglaise
Puyguilhem bastide anglaise
Roquepine bastide anglaise
Saint-Aulaye bastide comtale
Saint-Barthélémy-de-Bellegarde bastide anglaise
Saint-Louis-en-l’Isle bastide française
Vergt bastide comtale
Villefranche-de-Lonchat bastide anglaise
Villefranche-du-Périgord bastide française

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